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Le prieuré Saint-Nicolas

L’histoire du site

Crédits  Bègne Bernard, www.patrimoine-regionbretagne.fr

Crédit Bègne Bernard, www.patrimoine-regionbretagne.fr

Le prieuré Saint-Nicolas : un hôpital de charité

« L’hôpital et aumônerie » de Saint-Nicolas 

L’hôpital Saint-Nicolas est fondé au Moyen-âge, probablement au 13e siècle, par les seigneurs de Châteaugiron. Vraisemblablement pour des raisons d’hygiène, il est construit en dehors du bourg, près de la rivière de l’Yaigne. Ce modeste hôpital servait à la fois d’asile de nuit, d’auberge, d’hospice et de maternité. Les bâtiments comprenaient la chapelle et la maison de l’hôpital. Au temps du seigneur  Jean de Derval, il est mentionné comme « hôpital et aumônerie de Saint Nicolas ». L’hôpital est d’ailleurs sous les bonnes grâces de ce dernier puisque Jean de Derval ordonne dans son testament que soient payés chaque année, aux fêtes principales, dix sous pour le pain et autres fournitures des pauvres de l’hôpital.

L’hôpital en perdition

Cependant, sous l’Ancien Régime, l’hôpital subit les détournements des bénéfices au profit des aumôniers, qui prennent le titre de prieurs. Malgré une condamnation de l’évêque de Rennes, le déclin de l’hôpital était engrangé. Si bien qu’en 1713,  le nouveau prieur Louis-Joseph Le Prestre de Lézonnet, chanoine de Quimper, n’y vit plus que « trois vieux châlits et deux vieux draps de lit».

Confiscation et vente à la Révolution

A la Révolution, l’hôpital-prieuré est confisqué avec ses jardins comme  bien national, malgré l’opposition du Conseil municipal, et revendu en 1792 à Jean-Marie Noury, juge de paix à Châteaugiron. Il est n’est rétrocédé à la commune qu’en 1999 par le centre communale d’action sociale.

Le site aujourd’huiatelier de sculpture

Lavoir, pressoir et atelier de sculpture

Le lavoir de l’entre-deux-guerres

Le lavoir à proximité du prieuré est vraisemblablement récent car il ne figure pas sur les cartes postales du début du 20ème siècle. Il fut sans doute construit durant l’entre-deux-guerres. Un autre lavoir est visible à Châteaugiron : le lavoir de la Roche, aux origines plus anciennes (première mention en 1724, puis restauration 1879 et 1928).

Le pressoir

Le pressoir que l’on peut observer sur ces lieux y a été installé par la commune. Il est le témoin d’une activité traditionnelle dans le pays de Châteaugiron. Il aurait à priori plutôt servi comme meule pour les céréales que comme pressoir à cidre.

L’atelier de sculpture

Depuis 1984 la chapelle sert d’atelier de sculpture. On y retrouve celles de l’artiste Claudine Brusorio : bronzes, marbres ou raku, les œuvres sont mises en valeur dans ce décors atypique et historiquement riche.

Le saviez-vous ?

Statue Saint-Eloi, Crédits Bègne Bernard, www.patrimoine-regionbretagne.fr

Statue Saint-Eloi, Crédit Bègne Bernard, www.patrimoine-regionbretagne.fr

Les saints de l’amour

Au siècle dernier, on pouvait trouver une statue de Saint Eloi à l’intérieur de la chapelle (elle est maintenant exposée au château). Les jeunes filles du pays venaient y invoquer Saint Nicolas et Saint Eloi dans l’espoir de trouver un mari. Elles prononçaient alors cette prière : « Grand Saint Nicolas ne m’oubliez pas, bon Saint Eloi mariez-moi ».

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