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L’église Saint-Pierre

L’histoire du site

« Choc esthétique auquel aucun visiteur n’est insensible », l’Eglise, l’Etat et les architectes- Rennes 1870-1940

Histoire et évolutions de l’église

 Crédits, archives départementales 35,

Crédit, archives départementales 35,

Le lieu d’une église très ancienne

L’existence d’une église à cet emplacement, disparue de nos jours, remonterait au 1er millénaire. Elle serait également dédiée à Saint-Pierre. Fait qui ne nous étonne guère, les nouvelles églises étant généralement  reconstruites à la place des précédentes, et parfois même à l’emplacement d’anciens lieux de cultes païens.

Des rénovations laborieuses

Plusieurs travaux, effectués à des époques différentes, donnent à cette église un aspect hybride, au début du 19ème siècle. Le chœur roman devait être totalement refait en 1788 mais, l’entrepreneur ayant fait faillite, les travaux restent inaboutis. En 1845 l’architecte Langlois propose une reconstruction totale de l’édifice, ajournée faute de moyens. Le chœur sera finalement le seul à être restauré à partir de 1861, dans un style néogothique.

Une nouvelle église néogothique

La reconstruction totale de l’église

Crédits Bègne Bernard, www.patrimoine-regionbretagne.fr

Crédit Bègne Bernard, www.patrimoine-regionbretagne.fr

En 1891, l’église Saint-Pierre est dans un état de délabrement total. Le mur sud de la nef penche dangereusement, tandis que le pignon ouest s’est affaissé et que le clocher manque de solidité. Sur la demande du chanoine Alexis Geffrault, l’architecte Arthur Regnault va reconstruire complètement l’église (il est aussi à l’origine d’une partie du mobilier intérieur, comme les confessionnaux). Elle sera consacrée le 10 juillet 1892. C’est celle-ci que l’on peut voir actuellement.

Une originalité étonnante

La silhouette de l’église est marquée par l’opposition frappante entre la verticalité de la puissante tour du clocher et l’horizontalité de la nef et du chœur. Cette opposition se retrouve aussi dans la décoration entre l’élancement de la flèche ouvragée et l’horizontalité des balustrades. La structure intérieure n’en est pas moins surprenante : Arthur Regnault a unifié l’espace intérieur en supprimant au maximum tout obstacle visuel. Il souhaitait ainsi que l’on puisse assister à l’office de toute part. Les voûtes sur croisées d’ogives sont d’un style gothique flamboyant, offrant une grande complexité visuelle. De même, les clés de voûte sont sculptées d’instruments de la Passion et de symboles chrétiens.

Le saviez-vous ?

Les vitraux, élément incontournable de l’église

Ces vitraux, inscrits à l’inventaire des monuments historiques, font une couronne de lumière dans l’édifice. Ils sont dus à deux ateliers : l’atelier Lecombe et Colin de Rennes (1894), et l’atelier Alleaume de Laval (après 1918).

Le vitrail du soldat mourant

Crédits topics-topo.com

Crédit topics-topo.com

Ce vitrail a été réalisé par l’atelier Alleaume sur la demande de Paul Levavasseur (années 1920-1930). Il est à la gloire du sacrifice des « poilus » durant la guerre. Il représente un soldat mourant dans les bras de son aumônier. Un hommage est aussi rendu aux femmes remplaçant courageusement leurs maris au travail, avec la présence de la laboureuse.

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