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Le château

L’histoire du site

Le logis principal

Le logis principal

De ce point de vue vous pouvez observer le château et ses différents éléments : le donjon, le logis principal, la chapelle et la tour de l’horloge.

L’origine du château : une histoire millénaire

L’histoire de ce château remonte à plus de mille ans, lorsqu’en l’an 1008, la sœur du Duc de Normandie épouse le Duc de Bretagne, région indépendante à l’époque. La duchesse ramène alors avec elle toute sa Cour et, parmi elle, un chevalier du nom de Anquetil. Ce dernier, devenu fidèle serviteur du Duc de Bretagne se voit offrir par lui 52 hectares de terres sur la paroisse de Noyal-sur-Vilaine en guise de remerciement pour sa loyauté.

 Une motte castrale pour protéger le duché

Anquetil décide alors d’y construire une motte castrale, un château en bois, à l’emplacement du donjon actuel. Il lui donne le nom de Château-Anquetil. Le château a pour but de protéger la ville de Rennes, capitale du Duché. Il fait donc partie des illustres Marches de Bretagne, forteresses formant des lignes protectrices devant la ville de Rennes.

 De Château-Anquetil à Château-Giron

Le château d’Anquetil est par la suite remplacé par celui de son fils, Giron, chevalier ayant combattu en 1066 auprès de Guillaume le Conquérant à la bataille d’Hastings en Grande Bretagne. Pour l’en remercier, le futur Roi d’Angleterre lui offre des terres en Grande Bretagne et  une somme d’argent, probablement grâce à laquelle il reconstruit un château en pierre à l’emplacement de la motte castrale de son père au début du 12ème siècle. Il lui donna son nom, faisant ainsi naître Châteaugiron.

Les barons de Châteaugiron

Ces événements donnent naissance à la famille de Châteaugiron, une importante baronnie (une des neuf de Bretagne). La branche aînée des de Châteaugiron s’éteint en 1427. Le château passe alors aux mains de familles alliées aux 15ème et 16ème siècles : Malestroit, Rieux, Laval, Acigné, puis Cossé-Brissac. En 1701, ces derniers vendent la baronnie à la famille Leprestre de Lézonnet.

Les évolutions du château à travers les âges

Tour de l'Horloge, Crédits office de Tourisme du Pays de Châteaugiron

Tour de l’Horloge, Crédit office de Tourisme du Pays de Châteaugiron

Le château connaît de nombreuses évolutions entre le 12ème siècle où il remplit la fonction de forteresse défensive, et le 18ème siècle où il est devenu une demeure de plaisance.

Le château au 15ème siècle : une forteresse de défense

Tel qu’on le voit aujourd’hui, le château est composé de 4 tours, le donjon (13ème siècle), la tour Cardinal (15ème siècle), la tour du Guet (15ème siècle) et la tour de l’Horloge (14ème siècle), d’un logis principal et d’une chapelle (12ème siècle). Mais il n’a pas toujours été ainsi. Entre 1450 et 1470, la forteresse est agrandie et rénovée par le seigneur Jean de Derval. A l’époque, le château comprend 6 tours (dont 2 seront détruites au 18ème siècle lors de travaux de rénovation), un logis principal moitié plus petit que l’actuel, une muraille partant de la tour de l’Horloge jusque la tour du cardinal, un pont levis, un châtelet d’entrée (démolis au 18ème siècle) et des douves, qui protègent l’accès au château.

Les guerres de la Ligue : un château ruiné

Pendant les guerres de Religion (les guerres de la Ligue) dirigées par le Duc de Mercœur à la fin du 16ème siècle, la ville de Châteaugiron et sa forteresse sont régulièrement pillées et détruites. Le château en sera abandonné par ses propriétaires de l’époque, la famille de Brissé-Cossac, tout du long du 17ème siècle.

La grande rénovation du 18ème siècle : la naissance d’une demeure de plaisance

En 1701, le château est revendu à une famille de nobles parlementaires rennais, les Leprestre de Lézonnet. La première action de ces nouveaux propriétaires sera de rénover le château et d’en faire une demeure de plaisance cossue. Ils refont alors le logis principal qu’ils agrandissent et habillent d’un style « à la française ». Le château reste entre leurs mains jusqu’à la Révolution Française où, malgré leur popularité auprès des habitants, ils décident finalement de partir.

Le château, propriété de la ville

En 1795, le château, à l’exception du donjon et de la tour de l’Horloge qui appartiennent désormais à la commune, passe alors aux mains d’un commerçant rennais. Différents propriétaires se succèderont jusqu’en 1930, date à laquelle le

propriétaire fait don du château au Conseil Général.

Le château vue nord, Crédits Office de tourisme du Pays de Châteaugiron

Le château vue nord, Crédit Office de tourisme du Pays de Châteaugiron

Le saviez-vous ?

Drôles de coutumes

Crédit office de tourisme du Pays de Châteaugiron

Crédit office de tourisme du Pays de Châteaugiron

Les seigneurs de Châteaugiron avaient parfois de bien étranges coutumes, dont voici deux exemples.

Les poissonniers à l’eau

Le « saut du poissonnier  » était un des privilèges des barons de Châteaugiron. Il leur permettait d’obliger à sauter dans les douves, au lendemain de Pâques, les poissonniers qui avaient profité du carême pour accroître leurs bénéfices. On raconte aussi que ces braves commerçants payaient des jeunes gens plus hardis pour goûter à leur place les plaisirs de la baignade.

La chanson de la Bergère

Une seconde coutume ordonnait, sous peine d’amende, au vassal qui avait pris femme dans l’année, de venir sur le pont du château pour chanter au Seigneur la « Chanson de la Bergère » et d’offrir à sa belle une ceinture de laine de cinq couleurs différentes et longue de cinq aulnes. De cette chanson, seul le premier couplet que voici a traversé les siècles :

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Belle bergère, Dieu vous gard

Tant vous êtes belle et jolie ;

Le fils du roi, Dieu vous sauve et gard,

Vous et la vostre compagnie.

Entrez, je suis en fantaisie,

Belle, pour vous, votre franc regard,

Pour vous suis venu ceste part.

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