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Le château du Gué

Le Château du Gué doit son nom à la position marécageuse qu’il occupe. Le château était entouré de douves remplies d’eau (d’une largeur de 25m environ !), l’accès se faisait autrefois par un pont-levis disparu aujourd’hui. Ancienne motte féodale, le château fut d’abord construit sur la paroisse de Noyal-sur-Vilaine ; mais les propriétaires du château détenant aussi la seigneurie de Servon, dont le bourg avoisine le château du Gué, détournèrent le cours d’eau qui limitait les paroisses afin de placer leur demeure à Servon. Le Gué donna son nom à une famille de chevaliers portant pour armes : « d’argent à la croix engrêlée de sable » et dont le premier seigneur connu est Georges du Gué vers 1350. Le château resta entre les mains de cette famille de chevaliers jusqu’en 1660, année durant laquelle la terre du Gué sera vendue. La résidence est achetée par la famille Marbeuf en 1669, revendue aux Picot du Boisfeuillet en 1745, puis aux Gouyon de Thaumatz en 1775.

Pendant la Révolution française, Alexis de Gouyon, dernier comte du Gué, émigra à Paris puis à Saint-Brieuc. La Nation en profita pour mettre en vente la terre du Gué qu’Alexis racheta le 7 février 1797 !

Le château présente des vestiges d’un premier manoir avec fenêtres ogivales et portes en accolades, ainsi que des colonnettes du XVème siècle. L’édifice a pris son allure actuelle au XVIIème siècle quand les Marbeuf arrivèrent au château. Le château du Gué relevait de la baronnie de Châteaugiron, l’une des plus importantes de Haute Bretagne. Le possesseur du château devait impérativement à cette baronnie « deux mangiers en grain ». Les fiefs du Gué englobaient Servon, Noyal-sur-Vilaine, Châteaubourg Brécé et Broons au XVIIème siècle. Au XIVème siècle ils s’étendaient bien plus loin encore.

 

Bibliographie : PEROUAS Léon, Servon-sur-Vilaine, sur les sentiers de l’Histoire, 2006

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