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L’ancienne gare du tramway

L’histoire du site

Un tramway à Châteaugiron

Une ligne  très attendue

Ancienne gare du château

Ancienne gare du château

Après s’être vu refusé le passage du train de la ligne Rennes-Châteaubriant au profit de la commune Corps-Nuds en 1878, la ville de Châteaugiron est sur le qui-vive lorsqu’elle apprend qu’un réseau de chemin de fer à voies étroites est en projet. La Compagnie des T.I.V souhaite en effet créer des lignes reliant Rennes aux principaux points du département. Cependant, le Conseil d’Etat trouvant l’idée trop peu rentable décide de l’abandonner. Mais, devant l’insistance de la ville, il revient sur sa décision. La ligne Rennes-Châteaugiron est donc inaugurée en 1894. Presque 10 ans plus tard, la ligne est prolongée jusqu’à Piré, puis La Guerche.

L’animation de la ville

Le tramway va transporter des voyageurs et des marchandises pendant cinquante ans entre Rennes, Châteaugiron et la Guerche. Ce vieux « tortillard », qui ne dépasse pas les 35 km/h, souffre dans les côtes : parfois, il est même obligé de faire descendre ses voyageurs pour réussir à les grimper. Toute cette période, le tramway  fait réellement partie de la ville et est l’une de ses grandes animations.

Le tramway

Le tramway

La fin du vieux tortillard

Si, après les bouleversements dus à la  Première Guerre mondiale, les tramways connaissent des difficultés financières et sont sur le déclin, celui de Châteaugiron rendra toujours d’énormes services durant la Seconde Guerre mondiale, notamment pour le ravitaillement. En 1948 le petit train disparaît, touché par la forte concurrence des autocars. Aujourd’hui encore, les Castelgironnais ayant vécu à cette époque gardent un souvenir touchant de leur petit « tacot ».

Le site aujourd’hui

De la gare au parking

Actuellement, le parking des Douves remplace l’ancienne gare du tramway qui a totalement disparu. Le boulevard du château qui suit l’ancien passage du tramway, a permis à la ville de s’adapter à la circulation routière et d’éviter les embouteillages.

Le saviez-vous ?

Les anecdotes du petit train

Le «tacot» : sobriquet bien mérité

Le sigle TIV (transport d’Ille et Vilaine) est vite détourné en Transport Irrégulier des Passagers. En effet, lorsque la pente ou la charge est trop forte, les voyageurs doivent descendre du tram pour alléger la machine et lui permettre d’avancer. Le confort y est rudimentaire, les passagers voyagent sur des sièges en bois peu agréables. S’ils ont le malheur d’ouvrir une fenêtre, ils reçoivent des petites miettes de charbon qui s’échappent du petit train.

Le bombardement des Alliés

Le 10 juin 1944, le train en provenance de Rennes monte péniblement la côte de Domloup. Le débarquement allié a eu lieu 4 jours avant et les américains bombardent toute structure pouvant apporter de l’aide aux allemands encore en Normandie. Les trains font partie de leur cible, et plus particulièrement, le tram de Châteaugiron. Il se fait attaquer et est transformé en passoire. Aucun passager n’est blessé mais le chauffeur est tué sur le coup.

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