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L’espace naturel de la Glaume

L’histoire du site

 

La zone humide de la Glaume est un espace naturel de 5 hectares, au cœur de la ville de Châteaugiron, où cohabitent et se développent une faune et une flore riches et diversifiées.

Un ancien hippodrome

Ancien Hippodrome

Ancien Hippodrome

Au début du 20ème siècle, à l’emplacement de cet espace naturel, se trouvait un hippodrome aujourd’hui disparu.  La Société des Courses de Châteaugiron est créée en 1891 par le Maire de Châteaugiron de l’époque, Henri Cosnard. Egalement propriétaire et éleveur de chevaux, il y organisait régulièrement des concours hippiques. Ces courses représentaient une des animations les plus importantes de la ville de Châteaugiron pour ses habitants. Elles attiraient un public nombreux, et étaient l’occasion de grandes festivités ponctuées de concerts, de feux d’artifices, d’une retraite aux flambeaux etc.

L’espace de la Glaume : histoire du projet

Un regain d’intérêt pour cet espace

Les origines du projet d’aménagement de la Glaume remontent aux années 1996-1997, lorsque différents acteurs commencent à prêter attention à cette zone. Tout d’abord, des naturalistes de l’association le Béruchot observent sur les prairies de la Glaume la présence d’une espèce remarquable : la Bécassine des marais. Puis, lors de la préparation d’une sortie scolaire sur le terrain, les biologistes accompagnant l’institutrice mettent en évidence l’existence d’espèces intéressantes (éphémères, épinochettes et oiseaux migrateurs). Enfin, plusieurs familles de la ville se désolent de la dégradation progressive de ces prairies, où certains avaient joué pendant leur enfance.

La création d’une commission spéciale

De ces événements va naître en 1998 une Commission Glaume, qui réalise un premier dossier sur l’espace naturel et son potentiel, à l’intention des élus de Châteaugiron . Le projet de protection et de restauration de la Glaume sera encouragé et voté à l’unanimité par le Conseil municipal.

Le site aujourd’hui

Plan de la Glaume

Plan de la Glaume

L’espace naturel de la Glaume restauré, est, aujourd’hui, composé de plusieurs éléments (voir plan). Ils  assurent une protection de la nature et sa mise en valeur, tout en permettant l’observation par l’homme: un sentier bordé d’un talus permettant un accès au public dans le respect de la nature, un cours d’eau, une zone humide, une prairie humide, une zone artificielle et un observatoire d’oiseaux. Des panneaux de bois présentant le site et les espèces observables font partie des installations. Les aménagements tels que l’observatoire, ou les pontons en bois qui pénètrent dans la roselière, seront sans doute prochainement refaits.

La Glaume : un intérêt à la fois environnemental et pédagogique

Une zone clé pour l’environnement

La zone humide de la Glaume joue trois rôles fondamentaux en termes d’environnement :

-C’est un régulateur du cycle de l’eau, en cas de crue de l’Yaigne, la zone sert de vase d’extension et diminue les risques d’inondation à Chateaugiron et en aval.

-C’est un filtre indispensable, véritable usine d’épuration  naturelle pour les eaux pluviales, qui améliore donc la qualité de l’eau.

-C’est un remarquable réservoir d’espèces animales et végétales dont certaines rares et menacées.

Une faune et une flore riches et diversifiées

Aujourd’hui, c’est une quarantaine d’espèces végétales caractéristiques de ces milieux qui y poussent, ainsi que sept nouvelles espèces : l’oenanthe, le poivre d’eau ou encore le jonc des crapauds. Une faune importante occupe également ces lieux : des oiseaux comme le martin pêcheur, les bécassines, le bruant des roseaux, la bergeronnette printanière ; des batraciens tels le triton palmé, la grenouille agile, la grenouille rousse et la rainette arboricole ; mais aussi des poissons comme l’épinochette. Plusieurs migrateurs s’arrêtent aussi sur la Glaume depuis 1999.

Une utilité pédagogique avérée

De plus, cet espace naturel a également un rôle pédagogique à jouer et peut servir de support à des projets d’éducation à l’environnement. La découverte de la flore particulière aux zones humides permet de mettre en évidence les différentes ceintures de végétation, et donc de constituer une leçon d’écologie. L’observation des différentes espèces d’oiseaux selon les périodes de l’année est aussi un projet possible avec les scolaires.

La pratique de la fauche tardive

La zone humide de la Glaume

La zone humide de la Glaume

Le principe

La volonté du service environnement est de laisser vivre au maximum cet espace de manière naturelle. C’est pourquoi les activités d’entretiens sont limitées et que les interventions se limitent à une fauche tardive : elle  consiste à laisser pousser les plantes et à ne pas les faucher avant une période donnée. Ceci favorise notamment la nidification des espèces.

La technique

La fauche est effectuée après la période de reproduction de la plupart des fleurs, invertébrés et oiseaux. Néanmoins, certaines zones comme les massifs d’orties ont davantage besoin de l’intervention de l’homme pour faucher et exporter des végétaux, afin de préserver les potentialités du sol et d’éviter le trop rapide enrichissement de celui-ci. Qui conduit à une banalisation de la flore.


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