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La chapelle Saint-Marc et Saint-Marcoul

Avant d’évoquer l’histoire des deux saints représentés par les statues à l’intérieur de la chapelle, il est important de comprendre le contexte qui précède sa construction.
À la fin du XVIe siècle, la France sort d’une longue période de guerres de religion entre catholiques et protestants. Le nombre de morts et les ruines laissées par les affrontements sont très nombreux.

Au cours du XVIIe siècle s’en suit plusieurs épidémies ce qui décime la population.
Sur l’ensemble de ces faits, le roi Louis XIII consacre alors la France à la vierge Marie. Ce fut ce qu’on appelle « le vœux de louis XIII, ordonnant que le 15 août de chaque année, chaque paroisse fasse procession en l’honneur de Marie. Il en découle un relèvement spirituel et matériel des édifices religieux. Dans les mêmes temps, le phénomène est favorisé par l’histoire du paysan qui découvre la statue de la Vierge à proximité du Sanctuaire Notre-Dame de la Peinière.

Les églises et les chapelles s’agrandissent, l’art religieux est florissant. C’est alors dans ce contexte que la chapelle de Chancé voit le jour.

Retable – Mairie de Chancé ©

Parmi les statues disposées dans la chapelle chancéenne, deux d’entre-elles représentent Saint Marc et Saint Roch.
Ce premier est le patron des notaires, des greffiers, des vitriers et des verriers, il est invoqué contre l’impénitence, et la galle et l’eczéma. Il est représenté avec un lion ailé et se fête le 25 avril avec ferveur. Chaque année les paroissiens venaient aux rogations durant les trois jours précédents l’Ascension, afin que leur Saint et tous les Saints leur obtiennent « un temps favorable aux biens de la terre et de la prospérité ». Cela explique le vieux dicton « À la Saint Georges bonhomme sème ton orge, à la Saint Marc il est trop tard ».
Saint Roch, le deuxième, est fêté le 16 août. « Né en 1925, ses parents étaient agés et son père gouverneur de Montpellier. Ils obtinrent sa naissance par de persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l’enfant qu’il leur accorderait. Il se signala en grandissant par une grâce spéciale d’hospitalité envers les pauvres et les voyageurs. À la mort de ses parents, il avait 20 ans ; il décida alors de vendre ses biens, de se faire pauvre du Christ à l’exemple de Saint-François d’Assise. Il entra dans le Tiers-Ordre, et, vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l’aumône. La peste sévissant en Italie, il se dévoua aux soins des pauvres pestiférés et à son contact, il y eut beaucoup de guérisons. Il y vécut trois ans sans faire connaître son nom, ni son origine. Atteint lui-même de la maladie, il se retira, mourant, dans une cabane de son pays où un chien lui apportait chaque jour un petit pain. Miraculeusement guéri, il réapparut à Montpellier comme un étranger. Il fut mis en prison comme espion et y mourut au bout de cinq ans après avoir reçu les sacrements. On le reconnut alors. Son culte est devenu et demeure populaire dans toute l’Église. »

Avant la restauration

Porte nord

Engoulant

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