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La Chapelle Notre Dame de la Rivière

En 1393, le Pape Clément VII donne son accord pour construire une chapelle dans le manoir de Patri appelé «de la Rivière ».  Située au bord de l’Yaigne, et au bord d’une route qui aurait été un ancien chemin gaulois, à la sortie de Domloup, cette chapelle est élevée en moellon de schiste et couverte d’ardoise, elle possède des baies en plein cintre et en arc brisé. Son intérieur est composé d’une nef à chevet plat. Une statue de Sainte Anne est présente dans la niche du tympan de la fausse baie, qui est aussi composé d’un arc trilobé. Dans l’intérieur de la chapelle, il existe des poutres engoulées qui présentent des écus sculptés en partie centrale. A l’époque, nous devions trouver sur ces écus les armoiries des seigneurs de Châteaugiron. Le sol est couvert de tomettes, initialement vernissées et de couleur bleu-vert et jaune orangé. Les pèlerins avaient pour habitude de venir tremper leur bâton des bannières dans la fontaine de la chapelle, qui aujourd’hui n’existe plus. En 1594, une maison, une étable, un grenier sont ajoutés.  A la Révolution la chapelle est vendue pour 4 000 livres. Au début du 19ème siècle, les pèlerins sont de retour à la chapelle. Ils plantaient le bâton des bannières et de la croix processionnelle dans une fontaine(disparue aujourd’hui) pour conjurer les intempéries. En 1973, la chapelle est inscrite aux monuments historiques.  C’est en 1983 que cette chapelle fut restaurée. Les entreprises Breiz Santel et les Bâtiments de France s’occupent de l’entretien et des restaurations.

LA CHAPELLE NOTRE DAME DE LA RIVIERE

Cette chapelle est élevée en moellon de schiste et couverte d’ardoise. Elle possède des baies en plein cintre et en arc brisé.

 

L’intérieur est composé d’une nef à chevet plat. Le pignon ouest est surmonté d’une croix et son angle sud est composé d’une colonne possédant une base et un chapiteau mouluré. La porte d’entrée est une porte en arc brisé, elle est surmontée d’une fausse baie en arc brisé également. Dans cette fausse baie, il existe un bas-relief représentant deux anges en partie basse tenant quatre bannières. Dans la première bannière supérieure, sont représentées les armes de Bretagne. D’autres bannières portent les armes des seigneurs de Châteaugiron. Le tympan de la fausse baie est composé d’un arc trilobé et d’une niche renfermant une statue de sainte Anne. De part et d’autre de la porte d’entrée de la chapelle, se trouvent des niches. A l’intérieur, la chapelle est couverte d’un lambris, il existe des poutres engoulées qui présentent des écus sculptés en partie centrale. Sur ces écus, devaient exister les armoiries des seigneurs de Châteaugiron. Le sol est couvert de tomettes, initialement vernissées et de couleur bleu-vert et jaune orangé.

Le bâtiment qui borde la chapelle au nord servait de demeure au chapelain.

Cette chapelle dépendait probablement du manoir de la Rivière, détruit à la fin du 14e siècle. Elle semble remonter à l’époque gothique, plus précisément au 15e siècle. En effet, la forme et le décor des baies sont caractéristiques de cette époque. Sous l’Ancien Régime, elle était un lieu de pèlerinage local, on venait y invoquer la Vierge contre les fièvres en priant une statue en bois polychrome existant encore actuellement.

Cette chapelle possédait une croix ainsi qu’une fontaine pour que les pèlerins y trempent le bâton des bannières ou la hampe de la croix. La croix a été remplacée par une croix en granite plus récente et la fontaine a disparu. Cette chapelle, classée à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, a été restaurée à partir de 1983.

Près de la chapelle, nous pouvons remarquer la présence d’un bâtiment contigu possédant une fenêtre qui permettait au seigneur de Malestroit d’assister aux offices sans se mêler au peuple. Ce bâtiment servait de maison, et il était encore habité dans les années soixante malgré l’absence d’électricité et d’eau courante. La hotte de la cheminée en briquette,  a été dans un premier temps démontée puis reconstituée, et l’extérieur du bâtiment nettoyé. La chapelle n’est plus consacrée au culte depuis XXXX et accueille aujourd’hui un gîte dans sa partie attenante.

 

C.DESHOMMES, « Domloup naturellement », édition, année d’édition, page 59.

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